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Le préfet en Afrique noire

Njock Minyem

Coédition NENA/Panafrika/Silex/Nouvelles du Sud
Format: ePub sans DRM

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Prix :
8,99

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La démocratie africaine est malade. L'opposition accuse les autorités préfectorales de partialité. Dans presque tous les Etats, les fraudes électorales constituent la principale pomme de discorde entre les groupes rivaux. Mais les autorités administratives sont-elles capables, avec le vide juridique actuel d'accomplir objectivement leurs missions sans se heurter aux pouvoirs de nomination attachés aux principes de loyalisme et d'obéissance hiérarchique incompatibles avec la transparence électorale tant redoutée par les conservateurs? L'opposition peut-elle demain, une fois au pouvoir bousculer les habitudes et consacrer la neutralité politique des Préfets? Le problème n'est-il pas en rapport avec notre passé colonial et surtout avec notre type de démocratie hautement « folklorisée » par le réflexe du parti unique pour que les préfets soient les seules victimes expiatoires à clouer au pilori? Même si les autres responsables publics ternissent aussi à leur manière le processus électoral, les autorités préfectorales demeurent toujours la cible privilégiée des protestataires. Parce que le peuple qui gouverne en régime démocratique n'admet pas d'être contrarié dans ses choix électoraux à cause de l'implication directe de ces autorités en amont. De plus, le brouillard s'étale de plus en plus avec la confusion entretenue entre le politique et l'administratif. Il est de notoriété publique aujourd'hui que les préfets sont redevenus, comme à l'époque coloniale, des chefs de régions chargés de la propagande politique et de la contrefaçon électorale. Quelles sont les raisons d'un tel retour en arrière alors que l'institution préfectorale demeure pour nos pays en proie à un tribalisme « génocidaire », le seul outil capable de rendre la présence de l'État effective sur le terrain en y imprimant la marque de son unité nationale et de son action économique? Le présent débat a un triple mérite : il est ouvert en temps opportun; il permet de mettre à découvert un domaine resté tabou jusqu'à présent comme s'il était encore marqué de l'estampille coloniale; il apporte un éclairage nouveau aux hommes politiques et aux autorités en poste.

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