Description du livre
Ce livre fournit des clés pour décrypter les débats politiques actuels sur l'environnement à la lumière des théories qui les soutiennent, et fournit des outils pour mieux comprendre et gérer les conflits environnementaux et promouvoir des comportements écologiques.
Alors que nous travaillons à la durabilité mondiale à un moment où les efforts de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique correspondent à l'accaparement des terres par les grandes entreprises, à l'insécurité alimentaire et aux déplacements humains. Tout en cherchant à concilier des relations et des responsabilités plus qu'humaines dans l'Anthropocène, nous luttons également pour concilier la justice sociale et le désir de plus en plus global de développement économique. Ces défis et d'autres encore modifient fondamentalement la façon dont les chercheurs en sciences sociales interagissent avec les collectivités et l'environnement.
Ce livre prend comme point de départ les défis environnementaux urgents d'aujourd'hui, en particulier la perte de biodiversité et le rôle des communautés dans la conservation des aires protégées. Dans ses chapitres, les auteurs examinent les zones de tension entre les moyens de subsistance locaux et les efforts internationaux de conservation, entre les communautés locales et la faune sauvage, et enfin entre les modes de vie traditionnels et la'modernité'. La prémisse centrale de ce livre est que, bien que ces tensions ne puissent être facilement résolues, elles peuvent être mieux comprises en considérant à la fois les effets sociaux et écologiques, dans la même mesure. Si les problèmes environnementaux ne peuvent pas être considérés comme purement écologiques parce qu'ils impliquent toujours des personnes qui apportent à la table environnementale leurs différentes hypothèses sur la nature et la culture, les problèmes sociaux sont également liés aux contraintes environnementales. Bien que les nonhumains ne puissent rien apporter verbalement à cette table de négociation, mis à part les vastes avantages matériels sur lesquels la société compte, la perspective distincte de ce livre est qu'il est nécessaire de considérer le rôle des nonhumains comme des intervenants tout aussi importants - quoique sans voix. Ce livre développe un argument selon lequel les relations entre l'homme et l'environnement s'inscrivent dans la réalité écologique et l'éthique écologique et que, plutôt que d'être des processus mutuellement constitutifs, l'homme a l'obligation de dépendre de la nature, et non le contraire. Cela permettrait d'adopter une position éthique englobant les besoins d'autres espèces et accordant simultanément (sans qu'une espèce soit subordonnée à une autre) une considération à la justice pour les humains et les non-humains.
Cet ouvrage est accessible à la fois aux spécialistes des sciences sociales et aux spécialistes de la conservation, et vise à contribuer au renforcement des collaborations interdisciplinaires dans le domaine de la conservation.