Description du livre
Ce livre explore la possibilité d'utiliser les données des médias sociaux pour détecter les activités de relance socio-économique. Au cours de la dernière décennie, des activités de recherche intensives ont été menées sur les médias sociaux pendant et après les catastrophes. Cette approche, qui considère la communication des gens sur les médias sociaux comme un capteur pour les situations en temps réel, a été largement adoptée comme l'approche " les gens comme capteur ". En outre, pour améliorer les efforts de relèvement après des catastrophes de grande ampleur, il est essentiel de détecter les situations de relèvement des communautés en temps réel, car les indicateurs classiques de relèvement socioéconomique, tels que les statistiques gouvernementales, ne sont pas publiés en temps réel. Grâce à son actualité, l'utilisation des données des médias sociaux peut combler le vide.
Motivé par cette possibilité, ce livre s'intéresse particulièrement aux relations entre la communication des gens sur les pages Twitter et Facebook, et les activités de redressement socio-économique comme en témoignent les données sur le marché des voitures d'occasion et les données sur le marché du logement dans le cas de deux catastrophes majeures : le tremblement de terre et le tsunami de 2011 dans le Grand Est du Japon et l'ouragan Sandy en 2012. Le livre poursuit une approche interdisciplinaire, combinant par exemple des études sur la reprise après sinistre, l'informatique de crise et l'économie.
En termes de contributions, tout d'abord, le livre met en lumière l'approche " les gens comme capteurs " pour détecter les activités de relèvement socio-économique, qui n'a pas été étudiée en profondeur jusqu'à présent mais qui a le potentiel d'améliorer la connaissance de la situation pendant la phase de relèvement. Deuxièmement, le livre propose de nouveaux indicateurs de reprise socio-économique : données sur le marché des voitures d'occasion et données sur le marché du logement. Troisièmement, dans le contexte de l'utilisation des médias sociaux pendant la phase de rétablissement, les résultats montrent l'importance de faire la distinction entre les données affichées dans les médias sociaux par les personnes qui se trouvent dans les zones sinistrées ou à proximité et celles qui sont plus éloignées.