Description du livre
Cet ouvrage fournit un cadre systématique pour interpréter le déclin de la fécondité au Japon. Elle situe l'évolution des taux de fécondité dans un contexte plus large, comme la vie familiale et les habitudes de travail. L'argument de base qu'il avance est que le Japon n'a pas réussi à établir une société à "double revenu" : les femmes sont toujours confrontées à l'arbitrage entre le fait d'avoir une carrière ou de fonder une famille, qui a conduit à un taux de fécondité extrêmement bas dans la société japonaise.
En plus de cette explication assez courante, qui pourrait également s'appliquer à d'autres sociétés à faible fécondité comme l'Allemagne et l'Italie, l'auteur présente un point de vue original. Le Japon a eu sa propre dynamique en s'accrochant à son modèle fort " les hommes comme soutiens de famille et les femmes comme femmes de ménage " en créant un régime unique, à savoir, un modèle japonais de société de bien-être. Ce régime met particulièrement l'accent sur le bien-être fourni par les entreprises privées et les membres de la famille plutôt que par le gouvernement. On s'attend à ce que les entreprises privées préservent au maximum les emplois et les revenus des hommes, en tirant parti des coutumes japonaises en matière d'emploi. D'autre part, on attend des femmes qu'elles s'occupent des membres de leur famille. Le livre soutient que l'orientation familialiste est toujours dominante au Japon et qu'elle est renforcée à plusieurs reprises dans le contexte politique.