Description du livre
L’intelligence artificielle n’existe pas, c'est la bêtise artificielle qui caractérise notre époque. La simulation des capacités expressives – écrire, parler, créer – conduit à leur prolétarisation. Nous sommes désormais confrontés à l'automatisation du langage et à la disruption des relations. A l'ère des IA génératives, il est essentiel de saisir l’idéologie des entreprises qui s'approprient ces technologies, leurs modèles économiques et leurs conséquences politiques. Mais il est impossible d'opposer machines et humains. Au contraire, nous devons interroger leur co-évolution pour comprendre les effets des automates algorithmiques sur nos esprits, nos cultures et nos sociétés. Ainsi nous pourrons les mettre au service de l’intelligence collective et de la contribution.
Anne Alombert est agrégée de philosophie, enseignante-chercheuse en philosophie contemporaine à l'Université Paris 8 et membre du Conseil National du Numérique. Ses recherches portent sur les rapports entre savoirs et technique dans l’histoire de la philosophie, notamment dans les travaux de Gilbert Simondon, Jacques Derrida et Bernard Stiegler, ainsi que sur les enjeux anthropologiques, épistémiques et politiques des transformations technologiques contemporaines.