Description du livre
Durant dix jours, une canicule sans précédent frappe Montréal. Le smog persistant s’immisce dans la conversation, s’ajoute aux thèmes récurrents de l’argent et du sexe. Les nantis climatisent leur maison, les pauvres endurent le calvaire. Au Galant, une ancienne maison de passe transformée en immeuble locatif, la vague de chaleur déferle et se glisse dans tous les appartements. Dans le climat surchauffé des appartements sordides, se célèbre l’étrange carnaval qu’est la métropole contemporaine.
Pour Zach le revendeur de drogue, Kaviak le pornographe, Sarah la tueuse à gages, Takao le bédéiste japonais, Lulu de la troupe punk Claudette Abattage et une vingtaine d’autres personnages aussi tendres que cyniques, la vie, dans ce monde trop jeune pour être vieux et trop usé pour être neuf, c’est la vie, sans
mode d’emploi.
Inspiration contemporaine et complètement à la marge du célèbre roman de Georges Perec, cet imposant premier roman de Jean-Simon DesRochers, jusqu’ici encore non publié en France, réussit un réel tour de force: donner à lire une réalité aussi crue que drôle, un monde tellement vivant que sa décadence ne cesse de nous séduire.
Jean-Simon DesRochers
Jean-Simon DesRochers, né en 1976 à Montréal, est écrivain et scénariste. Il est également professeur de littérature au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. La canicule des pauvres, sorti en 2009 au Québec, est son premier roman. Salué par la critique québécoise, il a connu un important succès de librairie et paraît en France pour la première fois. À ce jour, Jean-Simon DesRochers a publié huit romans et six recueils de poésie au Québec.
Chris Quilliams
Illustrateur canadien mondialement reconnu, Chris Quilliams œuvre dans différents milieux artistiques depuis plus de 25 ans. Il a grandi à Winnipeg, Manitoba, et vit actuellement dans le petit village de Maxville, Ontario, où il continue de créer avec passion sous le regard attentif de sa chatte Mei.
Jean-Simon DesRochers électrise la scène littéraire québécoise avec une plume tranchante, dense et profondément urbaine. Survoltant les marges et les tensions sociales, il capte l’éclatement d’une ville moderne à travers des récits choraux percutants. La canicule des pauvres confirme son talent pour capturer sans concession la réalité sociale et impose sa voix comme l’une des plus audacieuses et essentielles de la littérature contemporaine.