Photographe et biologiste spécialisé en ornithologie, Delphin Ruché travaille comme il a étudié, c'est-à-dire autour du monde, avec une prédilection pour les altitudes et latitudes élevées. Sa formation chevauche la France (Metz) et le Québec (Rimouski, Montréal), où il reprend des études universitaires en Abitibi au début des années 2000, après avoir hiverné 14 mois en Antarctique en tant qu'ornithologue pour le CNRS alors qu'il n'a que 21 ans. Il se rend ensuite aux États-Unis où il s'investit pendant cinq ans dans divers projets de conservation sur la côte Ouest et à Hawaï, puis enseigne à l'université de Californie à Los Angeles (UCLA) pendant un an. C'est à cette période qu'il développe le projet Balé et qu'il apprend à utiliser la technologie radar appliquée à l'ornithologie. Il transférera ce savoir-faire vers la France, où il ouvre un bureau d'études spécialisé dans la réduction de l'impact des parcs éoliens sur les oiseaux migrateurs. À 30 ans, l'auteur aura déjà participé à des études de terrain et des programmes de recherche en France, en Suisse, en Antarctique, en Patagonie, en Oregon, en Californie, aux Bahamas et à Hawaï. Depuis 2008, il travaille régulièrement comme guide et conférencier dans le cadre d'expéditions touristiques en Arctique et en Antarctique. Chaque été depuis 2011, il effectue des missions scientifiques au Svalbard pour l'Institut polaire norvégien (Norsk Polarinstitutt), dans le cadre du programme Seapop, sur les effets des changements climatiques sur les populations d'oiseaux. Chaque hiver depuis 2014, il est guide-photographe spécialisé dans la chasse aux aurores boréales en Norvège. En janvier 2020, il se joint à l'Expédition Mosaïc sur l'océan glacial arctique dans l'équipe chargée de la protection des scientifiques contre les attaques d'ours polaires.