Description du livre
Ils marchent depuis les premières pointes du jour. Depuis l’aube des aubes, celle des années sombres. Ils marchent depuis soixante-dix-sept ans. (Ahmed Hanifi, extrait de la postface)
Des maux universels, famine, torture, expulsion, errance, élimination d’un peuple… Tout a été dit?? Oui. Et tout recommence. (Marie-Christine Vandoorne, extrait de la préface)
Alors, Christine Payeux lance un Cri éperdu, hurlant depuis les profondeurs du corps, celui des autres, le nôtre, le sien. Le nom du pays n’est pas énoncé, mais ce pourrait être Gaza, ce NE peut être QUE Gaza,? hier, aujourd’hui. Un homme marche, son enfant suspendu à la main. La mère les suit. L'autrice regarde par les yeux de la mère, par les yeux de l'enfant, elle entre en elle, entre en lui. Mêlant le réalisme glaçant de la barbarie à des moments de grâce et de tendresse humaine, la puissance de l’écriture nous impose son rythme de fragments déchiquetés à la bombe. Notre chair tressaille et nos yeux se dessillent. Et voilà qu’au détour de l’exode surgit une scène d’une impossible beauté, comme si l’imaginaire traçait une voie de survie.
Christine Payeux est musicienne à la viole de gambe. Elle a joué dans de nombreux ensembles baroques de renommée internationale, avec lesquels elle a enregistré une trentaine de CD. Autrice de six romans parus entre 2017 et 2024, membre du PEF (Parlement des écrivaines francophones), elle fête la naissance de ses livres par des lectures-concerts. De livre en livre, Christine Payeux, cette écrivaine-musicienne, a développé une langue singulière qui repousse les tabous, libère les sons et les formes, n’interdit ni la folie de l’imaginaire, ni l’exacte précision de la vision. Après L’Arrache-Sœur, Ballade des perdus est son deuxième roman publié aux éditions M.E.O.