Description du livre
Il est sur vos genoux.
Il ronronne.
Quand il sort, il tue.
Le chat domestique est l'un des animaux les plus aimés au monde... et l'un des prédateurs les plus redoutables que l'homme ait jamais répandus sur la planète.
Dans "Mon chat l'a tué !", Élise Dompierre, végétarienne pour ne pas contribuer à la souffrance animale et amoureuse des chats, affronte une contradiction que nos sociétés refusent souvent de regarder en face : comment concilier l'amour indéfectible porté à nos chats et l'urgence de protéger une biodiversité en péril ?
Cet essai se structure comme un procès équitable en quatre actes.
1. Le portrait d'un chasseur hors norme
Équipé de sens surdéveloppés et d'une technique de mise à mort câblée génétiquement, le chat domestique ne chasse pas par faim, mais par instinct. Avec une population mondiale estimée à un milliard d'individus, cette "machine à tuer" exerce une pression écologique sans précédent, souvent ignorée car elle survient le plus souvent la nuit.
2. Le réquisitoire : un lourd bilan
Les chiffres avancés dans la seconde partie sont vertigineux. Chaque année les chats tuent dans le monde des milliards d’animaux sauvages, oiseaux, lézards, musaraignes, amphibiens.
Responsable direct de l'extinction d'au moins 63 espèces vertébrées depuis le XVIe siècle, le chat est un fléau pour la faune endémique, notamment sur les îles. En Australie, où le chat haret est responsable d'une véritable catastrophe écologique, il est classé espèce nuisible.
3. La défense : nuances et responsabilités
Le procès serait incomplet sans la défense. La troisième partie rappelle que le chat n'est pas l'unique coupable de l'effondrement du vivant. Face à la destruction des habitats et aux pesticides, il fait parfois office de bouc émissaire commode.
Surtout, la responsabilité morale est recentrée : ce n'est pas le chat qui a choisi d'être dispersé sur tous les continents, l'homme est le seul responsable.
4. Vers une cohabitation responsable
La quatrième partie propose des solutions concrètes. Élise Dompierre plaide pour une approche pragmatique : stérilisation massive, couvre-feu nocturne, transformation de nos jardins en « sanctuaires » offrant refuges et corridors à la petite faune locale...
Peut-on aimer son chat et la biodiversité ? Oui, à condition d'agir pour que l'amour des uns ne signifie plus la mort des autres.
Vous repenserez à ce livre chaque fois que vous ouvrirez la porte à votre chat...