Description du livre
Sportif invétéré, Gérard Bourrat, ex-maire adjoint de la ville d'Antibes puis dirigeant d'IBM, s'est pris de passion tardivement pour la montagne. En 2006, après quelques expéditions, son choix est arrêté : le prochain sommet sera l'Everest. Le plus haut, le plus démesuré, le plus fantasmé. "Pour la beauté du geste", dit-il en souriant. Et pour prouver qu'à près de 63 ans, la vie d'un senior ne se résume pas aux tournois de belote en regardant le soleil se coucher sur la Croisette.
"Mon Everest a commencé le 27 mars."
Ce jour-là, Gérard Bourrat découvre que la douleur au rein qu'il ressent depuis 15 jours est un cancer à opérer d'urgence. Un coup dur qui aurait dû mettre un terme à l'aventure, mais il refuse de se laisser dicter sa vie par la maladie et convainc les médecins et le chirurgien de relever avec lui le défi de l'Everest.
"Tout le service s'y est mis. J'ai doublé tous les points, réduit de moitié la taille de la cicatrice", témoigne le Dr Jean Masson.
Le 21 avril, Gérard arrive au cap de base avancé de la face nord, à 5200 m d'altitude. Mais jouant de malchance, les conditions météo étant mauvaises, il doit faire demi-tour à 87 m du sommet. Il a les phalanges gelées, et doit se faire amputer de plusieurs doigts et orteils à son retour en France.
Après un été de convalescence, il reprend le sport de plus belle et décide de raconter son aventure dans un livre, "pour que cette expérience serve aux autres ; et pour montrer qu'à [son] âge, tout est encore possible".
Et de retenter l'ascension de l'Everest, ce printemps 2011, pour porter au sommet cette fois le drapeau de la Ligue contre le cancer dont il est devenu l'ambassadeur. Il a dû mettre fin à son aventure passé 7000 m, sa dernière opération, subie en 2011, ayant altéré ses capacités respiratoires.