Description du livre
Cet ouvrage examine les possibilités d'utilisation du " droit international des droits de l'homme " (et en particulier des lois biomédicales internationales relatives à la protection des droits de l'homme et du génome humain) pour fournir un cadre directeur pour la réglementation future des modifications génétiques appliquées aux embryons humains et autres matériels précurseurs, lorsque celles-ci sont apportées dans le but d'implanter un embryon génétiquement modifié chez une femme. L'importance et l'actualité des travaux découlent de la disponibilité récente de CRISPR/?Cas9 et d'autres outils d'édition génétique, ainsi que des lacunes du droit international concernant la légalité de la modification embryonnaire avec ces outils et les structures de gouvernance appropriées pour la surveillance des pratiques qui en résultent.
L'émergence d'outils améliorés d'édition du génome comme CRISPR/Cas9, promet d'éradiquer les maladies génétiques dans un avenir proche. Mais ses applications futures possibles avec le diagnostic génétique préimplantatoire (DPI) soulèvent une pléthore de questions d'ordre juridique et éthique concernant la " refonte " des futurs êtres humains. Le travail vise à répondre à un appel urgent, à intégrer ces préoccupations croissantes concernant les progrès biomédicaux dans l'adaptation fondamentale des systèmes juridiques. Des approches réglementaires appropriées, associées à une réflexion approfondie sur les lois biomédicales mondiales et les systèmes constitutionnels individuels, doivent être explorées.
Le livre analyse l'impact des technologies biomédicales de reproduction sur les dimensions juridiques et éthiques des cadres réglementaires dans certains systèmes constitutionnels comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie, la Malaisie et la Thaïlande. Utilisant une méthodologie de droit comparé, le travail révèle une intersection dynamique entre les cultures juridiques, le raisonnement socio-philosophique et l'élaboration d'un cadre fondé sur les droits humains dans les études biopolitiques. En s'orientant vers une approche biomédicale véritablement internationalisée des technologies émergentes, il explique pourquoi il est maintenant nécessaire de renégocier et de revigorer un système de valeurs universelles partagées contemporain et " nouveau " dans le discours international sur les droits humains.