Description du livre
"Nous serons à peine un homme contre deux, j'en conviens... Mais n'oubliez pas, messieurs, nous sommes des Français !" Ainsi le grand Surcouf parlait-il à ses marins avant de se lancer à la poursuite du Kent, navire de guerre anglais lourdement armé... dont il s'empara, bien sûr. Louis Garneray était là ; il raconte l'exploit avec une verve et un bonheur qui a fait de cet épisode de ses Mémoires un morceau de bravoure de la littérature de mer - à lui seule il justifie que les amateurs du genre fassent de Moi, Garneray... leur livre de chevet. Le peintre corsaire est moins fier quand il raconte ses aventures de négrier, mais tout aussi vivant et pittoresque. Quant au récit de ses huit années de captivité, il reste à ce jour le meilleur reportage sur les pontons anglais, geôles flottantes de sinistre réputation.
Le meilleur résumé des oeuvres de Garneray est encore cette autre réplique de Surcouf... le corsaire répondait à un commandant de la Royal Navy reprochant aux Français de se battre pour l'argent quand les Anglais se battaient pour l'honneur : "Chacun se bat pour ce qu'il n'a pas !"